Vendredi 13 novembre 2009
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Elle en a eu assez, elle n'en pouvait plus. D'attendre, d'espérer. De croire qu'il ne pourra pas vivre sans elle. Et que le coeur finit toujours par avoir le dessus sur la raison.
Elle a coupé les ponts. Elle fait bonne figure, mais elle est en morceaux à l'intérieur.
Elle va essayer de recoller tout ça. En y consacrant le peu de force qu'il lui reste. Mais elle n'en a plus assez, ni pour écrire, ni pour pleurer...
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Par Reine
Lundi 26 octobre 2009
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S'il me disait oui, enfin, un oui franc et massif, un oui sans ombre, un oui éclatant, un oui exclusif, un oui pour la vie, ou ce qu'il en reste, ou le temps qu'on voudra, un oui public, un oui
avéré, un oui affirmé, un oui clamé, s'il me disait oui, après toutes ces années à l'attendre, comme pour me prouver que la vie peut être belle, enflammée, passionnée, déraisonnée...?
S'il me disait oui, je ferai de sa vie un feu d'artifice. Je la remplirai d'éclats de rire et de surprises.
Je serai belle, envoutante, sexy, je le rendrai dingue de désir, de plaisir...
Je serai sa confidente, son épaule, son roc. Sa meilleure amie, sa petite soeur, son admiratrice, et son miroir, sans complaisance, aussi. Celle qui l'aime sans limite et sans aveuglement à la
fois.
S'il me disait oui, je le rendrai heureux. Comme il n'imagine pas.
Mais me dire oui, c'est leur dire adieu. Je ne fais pas le poids.
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Publié dans : Etat d'âme
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Par Reine
Dimanche 18 octobre 2009
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20:22
Fin d'un week-end d'intense réflexion. Sur l'amour et le couple, principalement.
Pourquoi poursuivons-nous tous inlassablement ce même but ? Rencontrer quelqu'un, être deux.
Je me demande quelle est la part du stéréotype social dans tout ça. Etre célibataire est toujours synonyme d'échec dans l'inconscient collectif. Réussir dans la vie, ça passe forcément par une
famille. Un mari, des enfants, et idéalement un chien dans le jardin !
Si nous n'étions pas tous aussi formatés, depuis notre plus tendre enfance, serions nous si obsédés par notre quête amoureuse ?
Certes, nous avons besoin d'être aimés. Mais ce besoin peut être comblé par la famille, les amis, les prétendants. Pourquoi cela ne suffit-il pas ?
Pour ma part, je ne sais plus vraiment où j'en suis, ce que je veux vraiment. Je ne suis pas certaine de vouloir vivre en couple à nouveau. J'aime avoir mes moments rien qu'à moi. J'aime ma
solitude, souvent. Elle me pèse parfois, je l'avoue, mais je crois que c'est principalement en raison de sa signification aux yeux des autres. Cet embarras qui m'assaille quand on me demande ce
que j'ai fait samedi soir (ben rien comme d'hab...). Ou quand on me demande pourquoi je n'ai pas de facebook (au-delà du fait que je ne supporte pas les relations mondaines et superficielles, je
ne serais sans doute pas capable de dégoter plus de 10 "amis").
En parallèle de mon autisme grandissant, je me suis empêtrée jusqu'au cou dans mon histoire clandestine, interdite, impossible. Comment finira-t-elle ? Je n'en ai aucune idée. Finira-t-elle
d'ailleurs ?
J'ai été à 2 doigts de le quitter ce week-end (encore). Je ne sais pas vraiment pourquoi. Pour le protéger de lui-même, par culpabilité, par peur qu'il ne fasse une connerie, ou du moins quelque
chose qu'il pourrait regretter par la suite.
Mais j'en suis incapable. On a essayé tant de fois de mettre un terme à notre relation. Elle nous poursuit, où qu'on aille, quoiqu'on fasse. L'équation est insoluble.
Et pour l'heure, tout ce que je veux, c'est arrêter de réfléchir.
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Par Reine
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